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Stage-découverte en Feng Shui Traditionnel Chinois en Normandie, les 11 et 12 avril 2015 à l’Arbre aux Étoiles

Stage d’initiation au Feng Shui Traditionnel Chinois en Normandie

Charretterie

Où ? À l’Arbre aux Étoiles (lieu de rêve à côté d’Honfleur, à Fatouville-Grestain…) http://www.larbreauxetoiles.fr/album/VISITE#ad-image-1

Quand ? Du vendredi 10 avril 2015 au soir à 19h, au dimanche 12 avril 2015 à 17h.
Un concert piano et violoncelle aura lieu à partir de 17h30 : pensez à vous inscrire si vous désirez y assister, à l’issue du stage.

Combien ? Le coût du stage de formation est de 290 € tout compris (2 nuits en pension complète et frais pédagogiques), avec accès au Spa inclus (hors massages en supplément, pensez à réserver à l’avance si vous souhaitez un massage).

Un prochain stage similaire est programmé à l’automne 2015 (septembre).

Pour tous renseignements et pour vous inscrire : contact@larbreauxetoiles.fr

Maÿlis Guiraud – 06 70 79 89 01
Cyril Guiraud – 06 12 83 43 83
Fixe : 09 51 45 41 96 www.larbreauxetoiles.fr

olivia.roy@lieuxdepredilection.com
Olivia Roy – 06 19 94 69 28

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Article : « la chasse au Sha Qi »

A propos de… La chasse au Sha Qi !

Merci à tous ceux qui ont réagi sur l’article sur le « Sha Qi » – et vous avez été nombreux !

Chasser le Sha Qi pf Ce message s’adresse à tous ceux qui ne savent pas encore ce que cette expression recèle et aussi à mes clients qui savent déjà ce qu’est le Sha Qi »… car je reste curieuse quant au travail de longue haleine que vous avez entrepris dans votre lieu de vie. J’insiste sur la difficulté (oui il faut trier, donner, jeter, etc) mais aussi sur les effets positifs quasi immédiats chaque fois que ce genre de bataille est menée.

A – Tout d’abord le Sha Qi qu’est-ce que c’est ?

On distingue le Sheng Qi / bonne énergie, et le Sha Qi / mauvaise énergie.
Le Sha Qi tend vers la mort (tueur), le Sheng Qi vers la vie. Il souligne l’importance de l’impact énergétique d’un objet. C’est par le biais des formes qu’il est agissant ou non.

Tout comme les objets agréables à regarder produisent une bonne énergie : le « Sheng Qi », la saleté, le manque d’air, le désordre produisent une sensation d’enfermement et de malaise : le « Sha Qi ».

Mur hauteur pf

Le Sha Qi, c’est la mauvaise énergie : c’est tout ce qui fait que vous respirez moins en passant à côté. 

 Quand un jardin est rempli de Sheng Qi, l’herbe est verte, les fleurs attirent les papillons et les insectes, les oiseaux viennent y chanter. Quand au contraire, un jardin est plein de Sha Qi, l’herbe est jaune, les allées sont recouvertes de mauvaises herbes, les plantes sont fanées ; un sentiment de mort plane.

Quand une maison est remplie de Sheng Qi, elle est propre et en ordre, remplie de soleil, d’air pur, de joie, de rires et d’amour. Quand une maison est pleine de Sha Qi, elle est en désordre, sombre, l’air n’y circule pas et les personnes qui y vivent s’y querellent.

Le Sha Qi sous bien des formes…

1/ Le Sha Qi le plus facile à identifier

Porte Izénah pf C’est de la saleté, du désordre, de l’accumulation. Mais le Sha Qi ne se limite pas seulement à des objets cassés ou menaçants. Le Sha Qi c’est aussi la pile de linge à laver, une vitre sale, une ampoule claquée, des traces de doigts sur les portes, le courrier non trié, les papiers entassés, les affaires à descendre à la cave…
Armoire pleine pf Mon rôle est de vous aider à regarder votre intérieur avec un regard neuf car le Sha Qi a un grand rôle à jouer dans la pertinence et les résultats de mon intervention.

C’est aussi la plante qui meurt doucement, le vélo à plat, la sonnette qui ne marche pas bien, le volet qui grince, un objet que l’on vous a offert qui ne vous convient pas, les vêtements que vous ne mettez plus et qui encombrent votre armoire.

2/ Le Sha Qi qu’on ne voit pas au premier coup d’oeil

Toile araignée pf Le Sha Qi peut également être une mare stagnante à l’extérieur, des arbres mal taillés, mais aussi un vieux linoleum qui attire les acariens, les colles de moquettes : formaldéhyde, COV nocif…

3/ Le Sha Qi dispersé

Accumulation lit pf L’idée est d’avoir son énergie rassemblée chez soi. Cela suppose que vous avez récupéré les cartons qui sont à vous chez quelqu’un d’autre et que vous avez renvoyé à l’autre les cartons qu’ils avaient laissés chez vous…?

Tout ce qui est à vous, utile maintenant… doit être chez vous. Il n’est pas besoin de ramener chez vous tout ce qui est à vous et qui est lié à quelque chose qui n’est plus à vous. Mais alors, pourquoi le laissez-vous ailleurs ?…

4/ Le Sha Qi plus difficile à identifier

Sha Qi Garches pf Un lieu trop encombré par exemple.
Ce n’est pas forcément ici du désordre mais plutôt de l’étouffement, de la non-circulation : trop de meubles, d’objets qui renvoient souvent à une problématique de non-communication, manque de fluidité dans le relationnel.


5/ le Sha Qi plus extrapolé

Une situation en suspens qu’on ne veut / peut pas régler et qui nous renvoie à des schémas anciens récurrents (décision importante qui provoquerait une rupture). Le lien ainsi créé empêche d’avancer vers une situation nouvelle.

B – Faire la chasse au Sha Qi

Votre désordre en dit long sur vous… car il est, à l’instar de votre lieu, le reflet de vos palais intérieurs.

Il y a toujours du Sha Qi chez soi et chacun développe un Sha Qi propre et particulier. Ma mission est d’identifier les objets dont le client est sûr de la provenance : « ça m’a été offert par mon ex petite amie qui m’a fait les pires ennuis quand nous nous sommes quittés» ou « cela vient de mon grand-oncle qui a traumatisé toute la famille par son caractère tyrannique sur des générations ».

Etagère pleine pf Regardez bien dans vos placards, dans vos tiroirs, sur votre bureau, etc.

« Soupesez » les objets et posez-vous pour chacun, au fur et à mesure, la question de :

- sa provenance : l’avez-vous acheté neuf ou à une brocante ?

- sa fonction et son utilité réelle : s’il vous a servi depuis plus d’un an ?

- l’attachement : si vous l’appréciez et pourquoi, est-ce un cadeau ou un souvenir de famille ?

- son lien : qui vous l’a offert ?

Faites un tri des objets :

-       à donner

-       à réparer

-       à vendre

-       à jeter.

Ne décidez pas de tout ranger en un jour mais faites-vous plutôt « une étagère », une ou deux fois par semaine. Maintenez le rythme et entre chaque tri, et en fonction de votre décision, veillez à ce que l’objet quitte la maison… d’une manière ou d’une autre !

Sacs épars pf Quand vous hésitez pour certains objets, mettez-les de côté (face au mur pour un tableau sur lequel on hésite par exemple). Au bout de plusieurs jours / semaines, la décision vous apparaîtra clairement : soit vous décidez de le garder finalement et vous le positionnez ailleurs dans la maison, soit vous n’en voulez plus et vous agissez en conséquence.

Sachez qu’un objet caché derrière un meuble ou dans une armoire est agissant car toujours là… ! Donc n’hésitez pas à vous en débarrasser, vous alléger !

Si vous faites des brocantes ou vide-greniers, ne faites pas comme une de mes clientes qui ayant vendu très peu de choses, a tout rapporté chez elle à l’issue de la journée ! Une fois la date de la brocante passée, faites le vide ! Soyez intraitables !

Quand mes clients, pour des raisons anciennes, ne peuvent pas ranger, ils peuvent éventuellement faire appel à Place Nette qui s’occupe du tri et du rangement : http://www.place-nette.net/index.htm

Pour les livres il existe le BookCrossing : qu’est-ce que c’est ?

http://bookcrossingfrance.apinc.org/

C’est un site de réseau social intelligent. C’est une célébration de la littérature, en même temps qu’un moyen pour vos livres de trouver une nouvelle vie. BookCrosser, c’est donner à un livre une identité unique afin que, passant de lecteur en lecteur, il puisse être suivi et ainsi relier ses lecteurs. Il y a actuellement 905 781  BookCrosseurs and 6 763 594  livres en train de voyager dans 132  pays.

Il y a également les bibliothèques éphémères à créer l’été : voici ce que j’ai eu le plaisir de lire un jour sur Facebook  : 

Biblio éphémère pf « Eparse, offerte à tous, ma bibliothèque reprend vie. Chez moi, mes livres prenaient la poussière depuis des années, je ne les regardais plus, dehors, ils passent de main en main, reprennent vie, ils vont être lus, à nouveau, on parle d’eux, déjà, à chaque fois que je les dépose sur la fenêtre de l’école, fermée, il y a un attroupement hétéroclite : passants, éboueurs, étudiants, travailleurs… tout le monde lit, les palpe, les commente… chacun part avec son bouquin, je suis ravie !
Au début ça faisait un peu mal, de m’en séparer, maintenant j’ai le cœur en fête ! Demain ça sera le tour des choses : mes objet inanimés retrouveront une âme
« .

Tous ces éléments Sha Qi sont autant de wagons de plomb énergétiques que vous portez…

Il faut comprendre et… ressentir : en rangeant, vous vous débarrassez de poids et de problèmes anciens et peu favorables.

Ranger le Sha Qi, c’est libérer l’espace et soi-même par ricochet. C’est une technique de fluidité des espaces.

C – Purifiez !

Il y a également une autre manière de faire « la chasse au Sha Qi », c’est de lessiver les murs (d’un lieu où quelqu’un a beaucoup fumé par exemple) et de le « sauger ». La sauge est une plante dont on se sert pour des rituels de purifications (très utilisée par les Amérindiens) et est utilisée pour fumiger la pièce que l’on veut purifier. Généralement, je m’en sers après avoir fait « le grand ménage ».

A l’instar des prêtres qui passaient pour Pâques avec leur encensoir dans les maisons, le saugeage est un moyen de purifier l’espace après avoir préalablement trié et rangé.

On trouve de la sauge amérindienne (pas médicinale)  à la galerie Urubumba – 5 rue de la Bûcherie – 75005 Paris – Tél. 01 43 54 08 24 (une dizaine d’euros le bouquet).

http://www.hellocoton.fr/galerie-urubamba-sur-les-traces-de-christophe-colomb-1371643

On peut sauger pour purifier un lieu où l’on habite déjà et également dans un lieu où l’on emménage : c’est une façon de s’installer dans un lieu, d’y marquer son empreinte, de communiquer avec lui.

On peut organiser une petite cérémonie avec un bouquet de fleurs blanches ou un gâteau ; on sauge, on partage, on formule des souhaits. Les enfants aiment particulièrement ce rituel qui est une façon de (se) souhaiter mutuellement la bienvenue dans un nouveau lieu (car si vous choisissez un lieu, n’oubliez pas que le lieu aussi vous attendait).

Il y a un psychologue qui a posé une question : « si vous deviez partir sur une île déserte, faites la liste de 100 objets (pas un de plus) que vous emporteriez avec vous.

http://guynameddave.com/100-thing-challenge/

Ce que je vous propose ici est un petit exercice :

1) d’identifier chez vous un objet Sha Qi.

2) d’expliquer en quoi il est « Sha Qi » (car son Sha Qi n’est peut être pas celui des autres…).

3) de le retirer ou de le rendre « Sheng Qi » si c’est possible.

L’intention que vous y mettez représente 60% de votre démarche.

Il y a toujours du Sha Qi chez soi… à vous de jouer !

Feedbacks :

J’ai lu avec attention l’article concernant « la chasse au Sha Qi »,  à mon avis il n’y a pas une méthode, mais mille, chacun selon son intuition (essentielle) et surtout avec comme vous l’écrivez justement, l’intention  de purifier, 

Mais bien entendu, la règle absolue est de s’être débarrassé préalablement de tout ce qui nous semble peser sur notre vie (les évènements déplaisants ou dramatiques impriment également les murs et les meubles). 

Mais après, quelle impression fabuleuse de luminosité, de clarté et de légèreté des lieux !  

Daniel

J’ai effectivement purifié mon appartement comme l’on dit avec le grand lessivage de printemps,  puis saugé pendant une heure. 

Je n’ai rien fait d’autre. 

Il y a eu incontestablement une nouvelle énergie  qui en ce qui me concerne était palpable. 

Pour les retombées, des affaires importantes se sont concrétisées et on se demande toujours si c’est un hasard… mais comme il n’existe pas… 

Isabelle

Et bien… est ce le fruit de mon imagination… mais des situations jusqu’alors bloquées semblent s’être libérées, dissoutes. Les choses avancent tout simplement. Sans parler de l’impression d’une meilleure circulation… Je savais déjà qu’en rangeant, on se sentait mieux mais là, l’impact me semble plus présent. Quelque chose a changé dans l’énergie, moins pesante, plus légère, plus subtile aussi. Et pourtant il reste les murs à refaire !

Catherine

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Nouvel An Chinois : vive la fête du Printemps !

Chèvre Hokusai pfVous avez peut être remarqué que le nouvel an « le Printemps Chinois » ne tombe pas à la même date chaque année. Les Chinois sont pragmatiques et ils suivent la nature. Ils ont donc un début d’année mobile qui est fixé soli-lunairement. Cette disposition a donné naissance au calendrier soli-lunaire chinois qui est le plus prestigieux au monde car c’est le seul qui ait su faire une parfaite synthèse des exigences solaires et lunaires apparemment irréconciliables. Il traduit rigoureusement l’année tropique, c’est-à-dire le cycle des saisons.

• Le calendrier solaire, est Yang et il fait le lien entre le Ciel et l’homme, correspond au point équidistant entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps : il donne la date du nouvel an solaire.
Il est calé sur la réalité énergétique du déplacement des planètes. Pour rappel, le 4 février de chaque année (voire le 5 exceptionnellement) a lieu la bascule énergétique de l’année solaire Chinoise, observée par les astronomes et réservé autrefois au pouvoir, aux mathématiciens et aux érudits de l’Empereur.

Ces derniers ont ainsi pu observer que le même Qi était perceptible tous les 180 ans, qu’un Qi très semblable revenait tous les 60 ans (d’où l’importance de fêter son 60ème anniversaire pour un Chinois car il retrouve le Qi de l’année de sa naissance… avec l’expérience en plus !).
Ce sont ces fameux cycles de 60 ans qui forment les cycles supérieur, médian et inférieur que nous étudions en Feng Shui Traditionnel. Ils se sub-divisent en cycles de 20 ans dont l’énergie permet de mieux comprendre la personnalité des 9 énergies qui règnent sur nos lieux.
Cette année, l’année solaire démarre le 4 FEVRIER et s’ouvre sur l’énergie de la Chèvre de Bois Yin « Yi Wei ».

• Le calendrier lunaire lui, est Yin, lié à la Terre. Il est réservé aux travaux agricoles (semailles, moissons, marées), et observable à l’œil nu. Elle correspond à la première nouvelle lune de l’année et est célébrée par la population. Il donne la date du nouvel an lunaire qui cette année est  le 19 février.

Donc à propos du nouvel an chinois, lunaire celui-là,  qui va être fêté partout dans  le monde, j’ai trouvé ce texte qui concerne le déroulement de la fête du Printemps. Puisse-t-il vous inspirer…!

LE PREMIER JOUR DU PREMIER MOIS LUNAIRE : le lever du jour ou les trois débuts

Ce premier jour du premier mois lunaire « yuan dan » (Yuan : « le début » et dan : « le lever du jour »), désigne non seulement le premier jour de l’année, le premier jour du premier mois mais également le début de toute une année ; raison pour laquelle ce premier jour est aussi nommé  » les  » trois débuts « . A partir du matin de ce premier jour, on honore les ancêtres avec l’expression de sa reconnaissance.

L’hommage aux ancêtres
Pendant l’hommage aux ancêtres, la famille fait des offrandes devant les tablettes des ancêtres (petites planches en bois sur lesquelles sont marquées les noms des défunts, placées sur l’autel des ancêtres) : des fruits, des gâteaux du nouvel An, des nourritures salées et sucrées et du vin. Durant cette cérémonie, sont allumés de l’encens et des bougies rouges et l’on s’incline devant les tablettes en signe de gratitude pour leur bonté, mais également en reconnaissance aux Dieux, aux parents et aux aînés.

Les voeux de la famille réunie et les présents aux enfants
Au terme de l’hommage aux ancêtres, les membres de la famille se complimentent de façon réciproque et les enfants se présentent tour à tour devant les parents : ils expriment leurs vœux, de l’aîné au plus jeune et du fils à la fille. À cette occasion, il peuvent recevoir les « Hong-Bao », ces petites enveloppes rouges et or qui contiennent les étrennes des enfants. Les « Hong-Bao » sont traditionnellement données à l’aube du jour de l’An ou après le dîner du Jour de l’An, pour souhaiter richesse et réussite.

Le rituel « de faire l’invité » (zuo ke)
Tandis que les pétards résonnent tout le long de la journée, l’après-midi et durant les deux jours suivants, il est de tradition que la famille visite ses proches, ses amis et même ses supérieurs pour présenter ses souhaits de bonne année, ce que l’on appelle « le rituel de faire l’invité ». Cette période est propice également à l’envoi de cartes de vœux aux personnes éloignées. Les enfants qui présentent leurs vœux reçoivent une orange qui symbolise le bonheur et la longévité. Les fruits sont très importants. Les clémentines, symbole de chance et de bon présage, sont servies en grande quantité, en offrandes aux divinités sur l’Autel de la maison et aux invités. Les invités peuvent donner aussi des « Hong-Bao » aux enfants s’il sont de la même famille. Ce premier jour est aussi par tradition une journée végétarienne, car le corps doit être purifié.

LE DEUXIEME JOUR DU PREMIER MOIS LUNAIRE

L’accueil du gendre
Ce deuxième jour, les vœux et les occupations de la « Fête du Printemps » se poursuivent. On continue de rendre visite aux proches et aux amis, et surtout aux parents de sa femme puisque cette journée est réservée à « l’accueil du gendre ». Ces présentations de souhaits et ces multiples visites aux proches ont pour objectif de raffermir les rapports sociétaux entre les diverses familles.

Le culte au Dieu de la fortune
Dans le but que le Dieu de la fortune accorde chance et réussite à la famille pour l’année qui commence, avec des cierges et de l’encens allumés, toute la famille prie le Dieu de la fortune. La cérémonie est couronnée par des pétards. Après une journée végétarienne, ce jour-ci, le repas est le même que celui consommé au banquet du nouvel An, le plus important dans la culture chinoise.

LE TROISIEME JOUR DU PREMIER MOIS LUNAIRE

Le mariage des souris
En ce troisième jour, la tradition veut que l’on ne perturbe aucunement les souris. Dès le matin, la famille se lève sans les troubler et dépose à leur intention des aliments aux quatre coins du foyer. Les souris peuvent grignoter dans les délicieuses réserves et les provisions de la famille. La légende indique qu’un charbonnier, recevant la visite d’une jeune fille, lui proposa de faire un déjeuner. Alors qu’elle préparait le repas, il s’aperçut qu’il y avait des griffes sur la pâte des raviolis et que les mains de la jeune fille étaient comparables aux pattes des souris. « Il s’agit d’une sorcière », pensa-t-il. Voulant lui trancher les mains, la jeune fille s’évapora comme par magie. Voulant se repentir, et persuadé que la jeune fille était immortelle, il décida avec ses amis d’offrir de la nourriture aux souris afin d’attendrir le courroux de l’immortelle. Et depuis ce jour les souris sont autorisées à grignoter librement dans les réserves des foyer, mais un jour par an. Une autre légende indique que la pluie tombera à chaque fois que l’on sortira dans l’année, si pendant les trois premiers jours de l’année on mange du riz cuit avec trop d’eau.

LE QUATRIEME JOUR DU PREMIER MOIS LUNAIRE

Le retour des dieux du foyer
Le retour des dieux tutélaires est attendu le quatrième jour. Aussi, pour les accueillir, des offrandes et des rafraîchissements seront déposés en offrande. Durant cette quatrième journée tout le monde commence à reprendre ses activités quotidiennes interrompues par les coutumes et les festivités de la fête du printemps.

LE CINQUIEME JOUR DU PREMIER MOIS LUNAIRE

Le retour aux activités quotidiennes
Si la période de la fête du printemps n’est pas terminée, le cinquième jour marque la fin des distractions et des fêtes de la commémoration du nouvel An. Ce jour-là, on retire les décorations, les emblèmes décoratifs de la maison et les occupations journalières reprennent normalement.

LE SEPTIEME JOUR DU PREMIER MOIS LUNAIRE

Le jour de l’homme : « ren ri »
Suivant les écrits ancestraux de Tung Fang So (censeur de l’empereur Wudi, Dynastie des Han de 206 avant JC à 220 après JC), les huit premiers jours de l’année sont attribués respectivement au coq, au chien, au cochon, au mouton, au bœuf, au cheval, à l’homme et aux grains.

Si un cochon (le troisième) met au monde des petits sur son jour, sa progéniture sera exemplaire, sous condition que la journée soit ensoleillée. Le septième jour du premier mois est celui de l’homme. C’est à cette date de l’année que les humains changent tous ensemble d’âge et non pas au jour de leur naissance.

Par exemple, un enfant qui vient au monde en Chine a donc déjà un an s’il est né durant le douzième mois. Il aura deux ans le septième jour du premier mois alors qu’il n’aura en vérité qu’un mois de vie sur terre. De même, dans cette journée, il est dans la coutume de dire que si le temps est clair et ensoleillé, les enfantements seront abondants durant l’année.

Pour célébrer ce jour de l’homme, sa jeunesse et sa longévité, toute la famille rassemblée autour d’un banquet « bai shou » : prier pour la longévité ) consomme des plats symboliques : notamment des nouilles, qui par leur longueur représentent ce souhait d’une longue vie. Si elles sont préparées et sautées avec de la viande et des pousses de bambou, la signification du plat aura pour sens : « nous vous souhaitons une longue vie ». Notons que le mot « bambou » est un homophone de « prier, souhaiter » et étant invariablement de couleur verte et inaltérable, il représente la jeunesse et la longévité.

La fête de la lanterne
Ce septième jour du premier mois lunaire représente la clé des fêtes de la période du nouvel An. Alors que la lune arrive dans sa première lunaison depuis la nuit de l’accession au nouvel An, on célèbre la soirée de la pleine lune en suspendant des lanternes multicolores à l’approche du soir.

Cette tradition qui prend ses sources dans l’hommage rendu au ciel, aux astres, aux étoiles et à l’Unité Suprême (tai yi), se déroulait depuis le crépuscule jusqu’au lever du jour. Les hommages étaient destinés à un monde éternel qui dépasse l’homme dans sa réalité. Ces lanternes, suspendues dans les temples en hommage au « seigneur du ciel » ou à l’Unité Suprême, devinrent avec des ornements pour honorer Bouddha, puis des décorations pour le divertissement de la cour, des invités étrangers, associant dès lors l’usage des lanternes avec la représentation d’une magnificence et d’un éclat particulier.

Actuellement, les lanternes représentent un caractère social et une occasion de fête, et elles font le bonheur des petits. L’après-midi les nombreuses lanternes multicolores rivalisent de couleurs et de représentations dans les boutiques et aux enseignes des échoppes. Carrées auparavant ou maintenant plutondes, confectionnées en papier fin (souvent rouge), ou en tissu ou dans d’autres matières, elles peuvent représenter des animaux de l’horoscope chinois, du signe de l’année, des événements historiques, des caractères symbolisant des voeux.

Le soir, grâce au spectacle féerique de la fête des lanternes, c’est une occasion idéale pour se rencontrer et faire de nouvelles rencontres. Auparavant, les jeunes Chinois n’étaient autorisés à sortir qu’à deux occasions : le jour de la fête des pures clartés « qing ming jie » où l’on nettoyait les tombes, et à l’occasion de la fête des lanternes, où les jeunes filles pouvaient rencontrer leur futur fiancé.